Politique

Remaniement du gouvernement : la Droite s’affirme au sein du gouvernement de Gabriel Atall

Remaniement du gouvernement : Huit ministres parmi les quatorze ont été affiliés à l’UMP ou aux Républicains. Le gouvernement penche davantage vers la droite que jamais. L’aile gauche exprime déjà des préoccupations concernant la nomination de personnalités telles que Rachida Dati.

Quatorze ministres ont été désignés jeudi soir pour constituer un gouvernement axé sur la « sobriété », selon les termes du nouveau premier ministre Gabriel Attal. Seulement onze d’entre eux exercent des fonctions ministérielles à part entière. Une seconde série de nominations est prévue dans les prochains jours, concernant les ministres délégués et les secrétaires d’État.

Exercer le pouvoir ne se résume pas à faire des choix. Cela revient plutôt à tout rassembler dans un shaker et à bien agiter en espérant que le résultat soit acceptable. Sur le plateau de TF1 jeudi soir, Gabriel Attal a essayé de résumer la philosophie générale de ce remaniement, constitué de « femmes et d’hommes engagés à 200 % pour la France », et dans lequel le terme « énergie » occuperait une place centrale.

Gouvernement de Gabriel Attal avec Rachida Dati comme Ministre de la Culture
Le gouvernement de Gabriel Attal avec Gérald Darmanin ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et Rachida Dati Ministre de la Culture

Remaniement du gouvernement : les 14 ministres de Gabriel Attal

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la composition du nouveau gouvernement

Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a annoncé, jeudi 11 janvier, les noms des ministres du gouvernement de Gabriel Attal. La liste, égrenée par Alexis Kohler dans le jardin d’hiver de l’Élysée, contient quatorze noms, sept hommes et sept femmes. Un premier Conseil des ministres est programmé vendredi à 11 heures. De nouvelles nominations au gouvernement doivent intervenir ultérieurement.

Remaniement du gouvernement : Ministres désignés par Emmanuel Macron, sur recommandation du Premier ministre Gabriel Attal :

  • Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ;
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ;
  • Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités ;
  • Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques ;
  • Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ;
  • Rachida Dati, ministre de la Culture ;
  • Sébastien Lecornu, ministre des Armées ;
  • Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;
  • Stéphane Séjourné, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;
  • Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ;
  • Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;
  • Prisca Thévenot, ministre déléguée chargée du Renouveau démocratique, porte-parole du gouvernement ;
  • Marie Lebec, ministre déléguée chargée des Relations avec le Parlement ;
  • Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.

Rachida Dati Ministre de la Culture
Rachida Dati nommée Ministre de la Culture dans la gouvernement de Gabriel Attal

Remaniement du gouvernement : Nomination inattendue de Dati mais un faible taux de renouvellement

La réorganisation resserrée, formée par Emmanuel Macron et Gabriel Attal, n’a pas entraîné de changements majeurs. En dehors de l’inclusion de l’ex-ministre sarkozyste et de trois autres nouveaux venus, les figures influentes demeurent en poste et l’orientation politique du gouvernement semble pencher de plus en plus vers la droite.

L’arrivée de Rachida Dati à la culture, au sein de la nouvelle équipe gouvernementale annoncée le jeudi 11 janvier, a été une surprise majeure dans un ensemble resserré de quatorze ministres, en attendant une seconde vague attendue la semaine prochaine, comprenant des secrétaires d’État et des ministres délégués.

Cependant, en dépit de la nomination inattendue de Rachida Dati, le récent gouvernement formé par Emmanuel Macron et Gabriel Attal présente peu d’innovations. Il demeure également aligné sur la stratégie orientée vers la droite, amorcée dès le début du quinquennat.

La droite s'invite un peu plus dans le gouvernement de Gabriel Attal
Un remaniement du gouvernement droitisé

Remaniement du gouvernement : les poids lourds toujours en poste

Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Eric Dupond-Moretti… Quand le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a énuméré les individus qui constitueront le cabinet de Gabriel Attal, il a principalement validé la présence des figures majeures de l’équipe précédente d’Elisabeth Borne. Dans l’ensemble, huit ministres maintiennent leur domaine d’action (parfois avec une étendue accrue), et deux autres opèrent un changement de portefeuille. « C’est un gouvernement dont les fondements demeurent inchangés.

C’est un remaniement limité qui ne modifie pas le socle macroniste

Mathieu Gallard, directeur d’études chez Ipsos

Un choix de continuité

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, demeure effectivement le numéro 2 du gouvernement. Il prolonge ainsi son record de longévité à Bercy et se voit confier la responsabilité du dossier de l’énergie. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, conserve également son poste, occupant la troisième position dans l’ordre protocolaire. Marc Fesneau reste en charge de l’agriculture, Sébastien Lecornu maintient le portefeuille des armées, Eric Dupond-Moretti demeure à la tête de la justice, Christophe Béchu conserve la transition écologique, et Sylvie Retailleau reste en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce choix de la continuité assure une certaine stabilité aux administrations, mais comporte également le risque de poser des défis au nouveau Premier ministre.

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Un remaniement du gouvernement entièrement renouvelée, le chef du gouvernement n’aurait probablement pas eu de difficulté à exercer son autorité. Cependant, avec des personnalités aguerries à la vie ministérielle et dotées de leurs propres agendas politiques, âgées pour certaines d’entre elles, le défi s’annonce plus complexe pour le dirigeant de 34 ans. À mesure que l’échéance de 2027 approchera, les ambitions de figures telles que Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin pourraient se manifester de manière plus prononcée. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur a déjà envoyé un signal mercredi dernier en laissant son équipe annoncer son maintien au gouvernement, même alors que le duo exécutif élaborait la structure de la nouvelle équipe.

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