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Obsèques Nationales à Robert Badinter : Emmanuel Macron attendu lors d’une cérémonie d’entrée au Panthéon

Obsèques Nationales de Robert Badinter. Emmanuel Macron dirigera ce mercredi un hommage national à Robert Badinter, décédé la semaine dernière à 95 ans. À cette occasion, le président français a déclaré qu’il aborderait la question de l’entrée de Badinter au Panthéon.

Obsèques Nationales Robert Badinter : la République française en deuil

Emmanuel Macron présidera un hommage national à Robert Badinter, décédé la semaine dernière à l’âge de 95 ans. Badinter est loué comme un « sage » et une « conscience républicaine ». La cérémonie se tiendra sur la place Vendôme, ce mercredi. Au siège du ministère de la Justice où l’ancien garde des Sceaux a mené la lutte pour l’abolition de la peine de mort.

Le Décès de Robert Badinter : Robert Badinter est mort à 95 ans le 9 février 2024 à Paris

Le président de la République abordera dans son discours la question d’une éventuelle entrée de l’avocat au Panthéon. Temple républicain honorant les « grands hommes » de la nation. Emmanuel Macron a salué Robert Badinter comme un homme d’exception dès l’annonce de son décès. Il a souligné que « ces choses-là prennent du temps ».

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a officiellement adressé une demande en ce sens au chef de l’État. Révélé dans un courrier publié par le journal Libération.

Obsèques Nationales à Robert Badinter : Emmanuel Macron attendu lors d'une cérémonie d'entrée au Panthéon
Emmanuel Macron touché par le décès de Robert Badinter

Robert Badinter au Panthéon

À peine élu président en 2017, Emmanuel Macron avait annoncé la panthéonisation de l’ancienne ministre Simone Veil. Dès l’hommage qui lui avait été rendu après son décès.

L’Élysée, en consultation avec la famille, a opté pour un lieu symbolique et inédit pour rendre hommage à la mémoire de Robert Badinter. Lors d’une cérémonie ouverte au public : la place Vendôme, devant la chancellerie.

C’est à cet endroit que le ministre de la Justice du président socialiste François Mitterrand a porté la loi du 9 octobre 1981 abolissant la peine de mort. Dans une France alors majoritairement en faveur du châtiment suprême.

Par la suite, il s’est engagé en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Un combat que Emmanuel Macron a déclaré vouloir poursuivre en accueillant en 2026 en France le prochain congrès mondial sur cette cause.

Hommage national à Robert Badinter mercredi 14 février 2024
Emmanuel Macron annonce l’hommage national de Robert Badinter

Hommage de Robert Badinter sous forme de polémiques

Mais le rendez-vous solennel de mercredi sera entaché par une polémique. Élisabeth Badinter, la veuve de Robert Badinter, a exprimé le souhait que les élus du Rassemblement national et de La France insoumise ne participent pas à la cérémonie, selon une source proche du dossier.

Marine Le Pen a répondu à cette demande en déclarant : « On ne sera pas présents, la famille ne l’a pas souhaité. Je ne vais pas polémiquer. » Les dirigeants d’extrême droite, tout comme d’autres, ont maintenu un niveau minimal de participation pour saluer cette figure longtemps controversée pour avoir aboli la peine de mort.

En revanche, La France insoumise a adopté une position opposée. Le groupe parlementaire a déclaré : « Un hommage national est un hommage national. Nous y sommes invités, et nous y serons représentés. » Ainsi, les députés Caroline Fiat et Éric Coquerel seront présents sur la place Vendôme pour représenter le parti.

Élisabeth Badinter farouche opposante à l’extrême droite

Le parti de la gauche radicale, ainsi que son leader Jean-Luc Mélenchon, avaient exprimé leur profond respect pour Robert Badinter.

Élisabeth Badinter, tout comme son mari, était une farouche opposante à l’extrême droite, initialement au Front national puis au Rassemblement national. Cependant, elle a également critiqué récemment ce qu’elle appelle « l’islamo-gauchisme » et a souligné le rôle « énorme » de La France insoumise dans la montée de l’antisémitisme en France.

Robert Badinter, issu d’une famille juive originaire de Bessarabie (aujourd’hui en Moldavie), a été confronté à la tragédie de la déportation de son père pendant la Seconde Guerre mondiale. Son père a été arrêté à Lyon et est décédé en déportation en Pologne.

Obsèques Nationales Robert Badinter : son combat contre la peine de mort

Le combat de Robert Badinter contre la peine de mort trouve ses racines au matin du 28 novembre 1972. Lorsque l’un de ses clients, Roger Bontems, complice d’une prise d’otages meurtrière, a été exécuté par guillotine.

À la sortie de la prison de la Santé ce jour-là à l’aube, Badinter s’est juré de consacrer sa vie à combattre la peine de mort. Il l’avait confié à l’AFP en 2021.

Le président Macron avait rendu hommage à « cet avocat de caractère et de profession qui a lutté toute sa vie pour les idéaux des Lumières, pour la justice et pour la France, qui était pour lui trois fois le nom de son idéal ».

Badinter, en tant qu’avocat, s’est toujours engagé aux côtés des marginalisés, des accusés et des condamnés. Il avait une passion ardente pour la justice. Ministre de la Justice, il a aboli la peine de mort et a travaillé pour la modernisation de l’autorité judiciaire. En tant que président du Conseil constitutionnel, il a été le gardien des lois dans toute leur force et leur grandeur. Il a incarné un sage au-delà de ses fonctions.

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K.Dumas

La Journaliste Intrépide du Microcosme Médiatique Une journaliste aux talents surréalistes, est née dans une grande ville où les scoops tombaient comme la pluie. Dès son plus jeune âge, Karine avait un don pour découvrir des histoires incroyables dans les endroits les plus inattendus.

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